Télescope d’intérieur


︎ Exposé dans le cadre de explorer l'invisible, biennale Nemo, musée des arts décoratifs.

Installation immersive



︎2020

«Le visiteur entre alors dans un long espace sombre au début duquel est installée une lunette astronomique pointée à l’horizontal.
Ce télescope d’intérieur regarde une constellation de plantes à l’autre bout du couloir. Une anamorphose projette le cosmos extérieur dans l’intimité de la pièce. A l’instar des systèmes solaires lointains dont seul un point de lumière nous parvient, l’observateur ne perçoit des plantes, au contraire trop proches, qu’un aplat de couleur. Mais, comme pour les étoiles, cette lumière projetée à travers un prisme
ou ici un réseau diffractant, se décompose en un arc-en-ciel unique, un spectre qui singularise l’étoile
ou la plante et transcrit de façon complexe son état superficiel, non pas au moment où l’observateur la regarde mais à l’instant dans le passé où la lumière a commencé à se propager depuis l’objet, 4244 années en arrière pour Alpha Proxima, l’étoile la plus brillante du Centaure qui est la plus proche de la Terre et 4,244 mètres-lumière dans le passé pour les plantes de la constellation d’intérieur placées à 4,244 mètres de distance de la lunette.»


Avec Jean Marc Chomaz



Espace Vert


︎Atelier Dans le cadre de Bourges Contemporain à l’Antre PeauxAntre Peaux / Bourges

Protocole Experimenta

Installation immersive

Avec Jean Marc Chomaz

︎2021




Un espace entièrem
ent éclairé de lumière verte correspond au spectre d’absorption de la chlorophylle A.
Les rôles sont inversés. Ce n’est plus un espace conçu pour le visiteur mais pour la préservation des plantes et de leur représentation. La lumière verte est utilisée à l’entrée des salles de conservation des herbiers du Museum d’histoire naturelle de Paris pour attirer les insectes et éviter la contamination. Ici, elle a une autre utilité.

Elle permet la préservation de l’encre pigmentaire chlorophyllienne.
«L’observation de l’herbier et des planches botaniques sous la lumière verte à 550 nm force le regard à distinguer des dessins ton sur ton, le visiteur à s’adapter à un univers conçu pour préserver une trace mémorielle des plantes.»

Laboratoire d’Aquarelles Chlorophylliennes Fabrication d’une encre végétale concentrée

Inscription de l’encre pigmentaire dans le nuancier des vert chlorophyllien


Crédit photo Esther Chevereau Damour






Espace Vert



Experimenta 2022

︎

Installation immersive et atelier dans le cadre Experimenta 2022

Avec Jean Marc Chomaz




Un espace entièrement éclairé de lumière verte correspond au spectre d’absorption de la chlorophylle A.
Les rôles sont inversés. Ce n’est plus un espace conçu pour le visiteur mais pour la préservation des plantes et de leur représentation. La lumière verte est utilisée à l’entrée des salles de conservation des herbiers du Museum d’histoire naturelle de Paris pour attirer les insectes et éviter la contamination. Ici, elle a une autre utilité.

Elle permet la préservation de l’encre pigmentaire chlorophyllienne.
«L’observation de l’herbier et des planches botaniques sous la lumière verte à 550 nm force le regard à distinguer des dessins ton sur ton, le visiteur à s’adapter à un univers conçu pour préserver une trace mémorielle des plantes.»





Protocole pour la réalisation d’encre végétale


Matériel nécessaire :



-Des filtres à café (blancs de préférence) -Un pilon ou un hachoir de cuisine pour les herbes

-Alcool à 90° (environ 10 ml pour 15 g ) - Un entonnoir

- Une fiole jaugée ou contenant

- Les plantes recueillies

- Un tube opaque pour la conservation



  1. Débarrassez les plantes de leur tige ou de leur axe central.

  2. Mettez les feuilles dans un hachoir à herbes (ou broyez-les avec un pilon)

  3. Ajoutez de l'alcool à 90°C : pour une poignée de plantes, il faut environ 1O ml d'alcool. Important : plus il y aura d'alcool, plus le broyage sera facile, plus le pigment sera dilué.

  4. Prenez ensuite un filtre à café pour y verser le mélange et le laisser s’égoutter dans un récipient en verre.

  5. Récupérez le mélange filtré dans le récipient.

  6. Le tour est joué ! Vous n'avez plus qu'à conserver l'encre dans un flacon en verre opaque


(ex : flacon d'huile essentielle ou de cosmétique ou alors mettre de l'aluminium ou du scotch noir sur un flacon transparent)










A l’écoute du monde d’après


︎exposée dans le cadre de Useful Fiction 2 : Prendre Racine à Poitiers en Juillet 2021.

Co-production : Laboratoire d’hydro- dynamique LadHyX-CNRS-Ecole Polytechnqiue 
l’espace Mendès France, Lieu Multiple, ÉESI, ENSIP, les Beaux Arts de Poitiers.

Collectif Amas

Pierre Cauchoit/Ester Chevreau Damour/Frederique Pardo/ Eugenia Reznik/Tomás Da Fonseca




Installation immersive


︎2021

Six participant.e.s, six artistes, six chercheur.e.s.
Le Jardin des plantes de Poitiers.
Une mémoire humaine et végétale.
Choisir de placer le regard dans l’ombre des arbres.
Que voit-on du monde dans l’ombre ? Que reste-t-il aujourd’hui ? Que restera-t-il demain quand l’ombre aura disparu ? Sommes-nous les archéologues de la nature ? Où sont nos racines ?

Plantes médicinales, vestiges de racines, graines en devenir, témoignages de jardinier.ière.s, herbes folles et feuilles en décomposition, exhumés des zones d’ombres du Jardin.
Cinq jours d’enquête et de collecte, pour archiver le présent, penser les changements à venir, recueillir ce qui demain sera devenu rare, penser la raréfaction en constituant aujourd’hui un cabinet de curiosités anticipé.ment de revenir.


Credit photo : Pierre Cauchoit/Tomás Da Fonseca